Arnaud Gérard. Comme Elvis (roman).
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mais je vous ennuie...

  Mais je vous ennuie, peut-être, avec la mystique Elvis? Désolé... Il faudra vous y faire... J'ai payé assez cher pour savoir...
 
  Mais poursuivons:
  Elvis et vous, donc. Deux destins dissemblables, que tout oppose, rien en commun, à priori... Sauf un petit quelque chose: chez Elvis, c'est le sourire (regardez-le bien), ce sourire qui dit qu'on ne peut pas être vaincu, que nous avons déja gagné. Il l'a gardé jusqu'au bout, (il l'a toujours aujourd'hui). C'est un sourire qui donne l'espoir. Ayez confiance en l'humanité, les choses ne vont pas si mal, j'assure le coup, un jour nous saurons, etc...
  Chez vous c'est votre air buté, fermé, impénétrable. Un vrai boudha de pierre devant les évènements. Cet air buté vous vient devant les obstacles, devant les attaques. Il exprime la foi. C'est bien. L'ennemi ne peut pas vous atteindre quand vous l'adoptez. Les démons s'interrogent... C'est moins gracieux que le sourire d'Elvis, certes; un problème de confiance en vous sûrement...