Arnaud Gérard. Comme Elvis (roman).
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on gagne ou...

  On gagne ou on perd. C'est la plus belle des vies. Déja, nos vieux vous envient. Ceux qui savent tout. Ils se remémorent leurs expériences. Vous leur rappelez leur jeunesse, bien entendu... Ils subodorent vos qualités, vos compétences, vos capacités créatrices... C'est toujours émouvant, un jeune plein d'avenir. Certains s'y sont mis: ils vous aident discrètement (une rencontre fortuite par-ci, un coup de chance inespéré par-là... c'est la routine). Vous n'êtes pas encore intégré. Ca viendra peut-être. C'est toujours difficile à prévoir, le grand saut.
  Les autres aussi vous surveillent. Et comment! Le président a l'oeil sur vous; les chefs de partis aussi. Tôt ou tard la confrontation est inévitable. On le sait dans la ville. N'avez-vous pas senti cette ambiance... faussement assoupie?
  On respire un peu moins fort.